La nutrition est pour moi un pilier essentiel — depuis plus de vingt ans, elle traverse ma vie et ma pratique. Et s'il y a une chose que ce long chemin m'a apprise, c'est celle-ci : votre corps sait ce dont il a besoin. Il le sait, même quand il somatise… Ce qui se perd, aujourd'hui, ce n'est pas ce savoir — c'est notre capacité à l'entendre.
Sion — Centre Thérapies À distance & par Zoom Selon votre profil
Vingt ans d'expérimentations
Il m'a fallu expérimenter toutes sortes de changements alimentaires — en passant par le cru — pour comprendre que la réponse n'était pas dans un régime de plus.
Pendant des années, j'ai cherché « la » bonne manière de manger… J'ai testé, ajusté, recommencé. Chaque approche m'a appris quelque chose, aucune ne m'a tout donné. Et c'est lors de la traversée du mélanome que la pièce manquante s'est posée : notre corps sait ses besoins, malgré ses somatisations. Il n'a jamais cessé de me parler — c'est moi qui avais appris à décider à sa place.
Depuis, je ne cherche plus le régime parfait. Je cherche, avec chaque personne que j'accompagne, à rouvrir l'écoute… parce que l'assiette juste n'est pas la même pour vous et pour moi, ni même pour vous aujourd'hui et vous dans un an.
Le vrai obstacle
Ce n'est pas un manque de volonté, ni de connaissances — il n'y a jamais eu autant d'informations sur la nutrition… C'est notre époque qui brouille l'écoute, de quatre manières au moins.
Des aliments appauvris, transformés, cueillis avant maturité… Le corps réclame des nutriments, on lui répond en calories. Il redemande — et on croit à de la gourmandise, quand c'est de la faim cellulaire.
Cuisiner est devenu un luxe… On mange vite, debout, en travaillant. Or un repas avalé sans présence est un repas que le corps digère mal — quel que soit son contenu.
Les mêmes menus reviennent en boucle, par fatigue ou par habitude… Et avec la monotonie s'installent les carences — et l'ennui, qui pousse vers les compensations.
On mange à l'heure « prévue », ce qui est « permis », ce que l'application autorise… sans laisser au corps le temps de s'activer — ou au contraire de se reposer. Le mental a pris le volant ; le corps, lui, klaxonne. C'est cela, souvent, la somatisation.
L'axe psycho-émotionnel
Pourquoi cet aliment-là, encore et encore, jusqu'à l'excès… et pourquoi cet autre, jamais ? Ce ne sont presque jamais des caprices du palais. Derrière chaque attirance irrésistible et chaque refus obstiné, quelque chose se cache — et demande à être entendu.
Le sucré qui console un chagrin qu'on ne s'autorise pas à pleurer… le croquant qui évacue une colère retenue… le fromage, le pain, le chocolat qui comblent — un instant — un vide affectif bien plus ancien que la faim. Et à l'inverse, cet aliment qu'on ne peut pas avaler, parfois lié à une mémoire, une scène d'enfance, une émotion restée coincée à table… Notre assiette est un langage. On ne peut pas compenser à l'extérieur ce qui manque à l'intérieur — mais on peut apprendre à lire ce que la compensation essaie de dire.
Dans mon accompagnement, nous explorons donc aussi cette dimension… non pour vous juger — jamais — mais pour comprendre. Quand l'émotion cachée derrière l'aliment est reconnue, accueillie, elle n'a plus besoin de passer par l'assiette pour se faire entendre. C'est souvent là que les compulsions se dénouent d'elles-mêmes… sans lutte, sans privation, sans volonté héroïque. L'enfant intérieur voulait juste qu'on l'écoute.
Selon votre profil et vos besoins
Pas de régime tout fait, pas de dogme… Un accompagnement construit sur votre profil, votre terrain et votre vraie vie.
Nous partons de ce que vous vivez : votre digestion, votre énergie, votre sommeil, vos envies et vos aversions — elles parlent, et nous écoutons aussi ce qu'elles disent sur le plan émotionnel. J'y croise la lecture du terrain de la médecine intégrée : selon que votre organisme est inflammatoire, encombré ou déminéralisé, la même assiette ne lui rend pas le même service.
Puis nous avançons par ajustements concrets, à votre rythme : des repas faisables dans votre semaine réelle, des alicaments simples, de la créativité retrouvée en cuisine… et surtout, des repères pour ré-entendre vos signaux — la vraie faim, la vraie satiété, le vrai besoin de repos. C'est le corps qui décide de la direction ; moi, je tiens la carte.
L'accompagnement nutritionnel complète un suivi médical lorsqu'il est nécessaire — il ne le remplace jamais. En cas de pathologie, je travaille en cohérence avec votre médecin.
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